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Un aperçu détaillé du tracé 2008 du GP d’Allemagne. La piste d’Hockenheim a été construite en 1939. Cependant, il aura fallu attendre 1964 pour que le concepteur allemand John Hugenholz (ayant également créé le circuit de Suzuka appartenant à Honda) n’y établisse son célèbre tracé ultra-rapide de 6,8 kilomètres (4,2 miles), demeurant inchangé jusqu’en 2001. C’est sur cette piste, présentant une vitesse moyenne de 242 km/h (150 m/h) que Rubens Barrichello, aujourd’hui chez Honda, est monté en 2000, pour la première fois de sa carrière, sur la plus haute marche du podium.
Le tracé d’Hockenheim a été revu et corrigé par le concepteur Hermann Tilke en 2002, quand la longueur du circuit a été réduite et que des améliorations y ont été apportées en matière de sécurité. La version révisée de cette piste offre aux équipes et aux pilotes un défi technique intéressant, alors que cette course de 67 tours est souvent sujette à de nombreux accidents.
Le nouveau Hockenheim n’a plus rien à voir avec l’ancien. Ce qui était autrefois un rush à haute vitesse à travers la forêt s’est transformé en un complexe automobile moderne, même si l’ancienne section de Motodrom, avec de nombreux changements de dénivelé et des virages à double angle, a été conservée.
Les réglages de la voiture exigent de faire un compromis entre les sections intérieures tortueuses et les lignes droites du fond du circuit. La semaine dernière, les écuries ont profité de leurs essais de trois jours pour établir les niveaux d’adhérence mécanique requis pour leurs monoplaces, tout en minimisant les niveaux de force d’appui afin de passer la ligne d’arrivée à pleine vitesse.
La stabilité de freinage sera également primordiale car le tracé présente plusieurs zones à forts ralentissements, notamment dans l’épingle à cheveux de Spitzkehre (virage 6), où les voitures passent de 310 km/h (193 m/h) à 60 km/h (37 m/h). Ce virage est l’un des plus lents du calendrier de F1, ainsi que la meilleure zone de dépassement du circuit.
Avec seulement deux virages à haute vitesse (en entrée et en sortie de Motodrom), l’usure pneumatique ne constitue pas un élément important de la course, mais les écarts de températures parfois importants au mois de juillet peuvent créer des fluctuations en matière d’adhérence.
Plein régime : 65%
Usure des freins : Moyenne
Niveau de force d’appui : Moyen – 7/10
Composants pneumatiques : Durs / Moyens
Paramètres pneumatiques : Moyens
Vitesse moyenne : 215 km/h (134 m/h)
Source Honda Racing F1
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